Guide de pêche au bar, au départ d'Arradon.

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20/09/2010 : Le débat sur l’absence de bar en 2010 :

Les bars étaient peu nombreux et petits. J’avoue ne jamais avoir vu ça ! Maintenant sortons des remarques classiques ! Il n’y avait pas ou peu de bars dans le Golfe du Morbihan et sur la côte dans les années 50. Le développement des pêches industrielles a raréfié le poisson fourrage (anchois, sardines…). Dans le même temps le bar est venu à la côté se nourrir de lançons, crabes et éperlans… Y avait-il un lien ?

Il y eu récemment un moratoire sur certaines espèces et des poissons comme l’anchois reviennent en nombre. Le bar y trouve-t-il son compte au large et à nouveau n’a-t-il pas besoin de revenir prendre des risques dans si peu d’eau ? Les pêcheurs pro me disent qu’ils prennent du bar au large par fond importants…

D’autre part, comme la centrale atomique de Dunkerque qui attire les bars par ses rejets d’eau chaude, le Golfe du Morbihan se réchauffe plus vite que l’océan et attire les bars (il peut gagner 6,5° en une semaine). Comme l’eau s’est réchauffée très tardivement (elle était encore à 11,5° en mai 2010), les bars n’ont pas été attirés à une époque où ils sont disponibles pour y rentrer ?

En sens inverse, comme le Golfe se refroidit plus vite que l’océan, il repousserait les bars plus tôt en cas de froid et c’est le cas cette année. A cela se rajoute l’absence de pluie et d’eau saumâtre qui a un effet d’attirance…

Enfin, un pêcheur professionnel me disait récemment : bah, il y a des années avec rien et des années avec du poisson. Moi je vous garantie une chose, il y plus de bars qu’avant, bien plus, mais beaucoup de pêcheurs, enfermés dans des mono-techniques et des lieux précis, ne voient pas autour d’eux ce qui se passe ! Les anciens avaient moins de poisson, mais de meilleurs yeux !

Je soumets tout cela à votre réflexion !

En conclusion : Vouloir passer la taille légale de 36 cm à 42cm n’a pas d’ intérêt et n’est pas démontrable scientifiquement ; il vaudrait mieux, :

a) Limiter le nombre de captures, vérifier le marquage des poissons pris en plaisance (aller jusqu’au marquage immédiat en bateau) ;

b) Que les toutes les pêcheurs cessent de capturer des bars sur les frayères et surtout que les commerces et hypermarchés arrêtent de vendre le bar sauvage de janvier à mars pendant cette période de reproduction.

c) Que les grands quotidiens ou revues spécialisées arrêtent de faire la promotion culinaire de ces poissons à ces périodes comme j’ai pu le voir encore récemment

d) Créer des postes de gardes pêche maritimes par zone



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